CYCLOBARANG AU CAMBODGE | |
L'AUTHENTICITE DU CÔTE CAMPAGNE
08:57, 1/08/2007
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X-La première année où je suis arrivé au Cambodge, mes premières sorties m'ont emmené vers le sud du pays, j'y suis retourné en cyclo à plusieurs reprises, nostalgique de ces routes qui mènent à Kampot, Kep ou Kompong Som(Sianhoukville). La région de Takeo, territoire des cités pré-angkoriennes (VI-VIIème Siècle), dont les temples se dressent sur le Phnom au milieu des rizières parsemées de palmiers à sucre, reste une de mes régions préférées. Bien que très cahoteuses, ces routes procurent un plaisir de tous les instants.
Sur la chaussée, on peut croiser différentes époques, différents types de gens: les écoliers et les écolières vêtus de blanc et de bleu se rendent à l'école ou qui en reviennent sur leur bicyclette, les petites remorques colorées tirées par de vieilles motocyclettes coréennes sont remplies de villageois ou de paysans, près des maisons en bois sur pilotis, les gamins se baignent dans des mares, tandis que les buffles Les poules et leurs poussins viennent souvent chatouiller la route mais ils ne s'y aventurent pas, parfois une vache se promène sur l'asphalte et cause un arrêt du trafic. A la saison des pluies, les étendues d'eau sont peuplées d'oiseaux puis viennent les fleurs de lotus. Les cahutes le long des routes vendent des boissons, des noix de coco et permettent de se restaurer. Mille et un artisans s'installent sur les bords, on est sûr de toujours rentrer à bon port même si un incident mécanique arrive. La vie au Cambodge, c'est vraiment un tableau inoubliable toujours plein de beauté, de gaieté mais aussi de surprise. Pauvres occidentaux cloîtrés dans la capitale, que de richesses, que de plaisirs ou de souvenirs perdus!
La route N°03 plonge au sud vers Kampot au pied de la chaîne des éléphants, à l'ouest de cette bourgade provinciale et de son sty 27 A quelques mille mètres d'altitude, surplombant la baie et le Golfe de Thaïlande, le plateau du Bokor reste un lieu mythique, ancien fief des khmers rouges jusqu'en 1998, où se dressent les vestiges d'un âge d'or, celui de la station thermale la plus renommée de toute l'Indochine avec son casino « Le Bokor Palace» et son village en ruines.
Je m'y suis rendu en vélo tout terrain avec deux expatriés français au départ de Phnom Penh en juin 2000, nous avons fait le trajet de 200 kms en 10 heures, un souvenir inoubliable, un endroit verdoyant exceptionnel à protéger et à découvrir. Beaucoup d'efforts récompensés par un décor naturel digne de la forêt tropicale, des arbres majestueux plantent leurs racines sur les rochers, des cascades d'eau se frayent un chemin à travers la végétation, Parmi les lieus dont j'aime à me souvenir lors de mes sorties en cyclo pousse, Oudong reste un de mes sites préférés. La route qui y mène suit le Tonlé Sap et les villages de pêcheurs se succèdent, à commencer par ceux de la communauté Chams de Russey kéo. Tout le long de cette nationale, on distingue sur la droite le Phnom qui domine la vallée et la silhouette de ses temples. Les difficultés physiques et celles du terrain sont vite oubliées devant la splendeur de la nature, une vue magnifique par endroit sur la côte et la ville de Kampot qui mérite franchement le détour. Dommage qu'une forte nous ait surpris avant d'atteindre le sommet. Je crois que le Bokor se mérite et, même si pour s'y rendre, il faut peiner sur 40 kms de montée, ce n'est rien en comparaison du plaisir que procure la vue ou le fait d'aller se baigner dans la cascade de Popokvil .
Lieu saint depuis le XVème 28 Oudong est un magnifique endroit où règne calme et verdure; son point de vue exceptionnel à 3600 permet de porter un regard sur la vallée qui rejoint Phnom Penh. Belle promenade à pied à la saison des pluies, la ville donne l'impression d'être sur une Île, à la saison des labours, elle donne une image de vie rurale comme nulle part ailleurs.
Depuis peu le roi Sihanouk y a fait transférer, dans une stupa de 33 mètres qu'il a fait construire les cendres du Bouddha Sakyamouni qu'il a ramenées de Ceylan en 1954 et L'authenticité, on la retrouve du côté de Kompong Speu, les cultures de riz parsemées de palmiers sont animées par les' paysans qui y travaillent sans relâche, ils refont les digues, les canaux, labourent plantent ou coupent les tiges miraculeuses qui donneront les grains indispensables à l'alimentation de base.
Au Cambodge, j'ai trouvé un Si certains paysages ont plongé mes yeux dans la magie, il en est de même pour ma pensée, alimentée par la poésie et l'histoire de la civilisation khmère, dont un témoignage réel existe toujours à travers la cité des temples, dans ce lieu mythique où chaque porte s'ouvre sur une facette du passé. 29
Les carrioles tirées traditionnellement par un attelage de deux bœufs sont souvent conduites par des adolescents; pourvues de roues avec des cerceaux de fer, elles laissent leurs empreintes dans les chemins défoncés à cause de leur chargement parfois exagéré. Les enfants ne sont pas« à la noce » dans ce pays, pour manger, ils doivent travailler et aider leur famille. Ils ramassent le bois, gardent le troupeau, les c Ils sont employés aussi bien aux champs qu'à d'autres tâches que bien des enfants de nos sociétés occidentales ne voudraient pas exécuter mais dans ce pays certaines familles n'ont pas le choix. Les conditions de vie des enfants khmères n'ont aucun rapport avec celles des enfants occidentaux, elles sont à cent lieues. 30 Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 5 sur 14 } { Page suivante } |
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